Chemins de Poussières

Ne remarquez vous pas que l'on supporte l'insupportable et que l'on accepte l'inacceptable ?

lundi 31 juillet 2006

Le café d'Edgar

J'ai toujours entendu parler d'Edgar Morin. Tout jeune déjà parce que son prénom m'amusait : parfois tout tient à rien ou presque.... Et puis ensuite parce que son discours m'a interpellé, m'a fait entrevoir des choses que je ne soupçonnais pas ; sur d'autres que je ressentai confusément il a mis des mots, des concepts. Morin semble plus écouté et respecté à l'étranger que chez nous (l'inévitable "nul n'est prophète en son pays"...) De temps à autre néanmoins l'homme reparaît : ainsi on pouvait lire ce week end une entrevue... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 00:01 - - Permalien [#]

dimanche 30 juillet 2006

Ici et ailleurs

Le monde est petit : voilà deux clichés qui tendraient à le prouver.... Ici un cliché du Canal Saint Martin, Paris Xe arrondissement... ... Et ici un pont à Houston (Texas) où mon neveu fait un stage....
Posté par Olivier O à 02:36 - - Permalien [#]
vendredi 28 juillet 2006

Là bas

Simone Signoret écrivit un jour que la "nostalgie n'était plus ce qu'elle était". Qu'est ce que c'est la nostalgie ? D'où vient elle ? Pourquoi nous enveloppe t-elle comme un voile d'un tissu encore inconnu sur terre ? Les Espagnols ont l'habitude de dire que le tango est une pensée triste qui se danse, traduisant ainsi cet étrange état de joie et de chagrin mélangés. Les Portugais ont le splendide fado, la saudade. Nous avons Châteaubriand. La mélancolie, la nostalgie n'est pas d'un pays ou d'un peuple, elles sont... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 13:45 - - Permalien [#]
vendredi 28 juillet 2006

Allo ?

On ne se rend pas compte. On ne se doute pas.  Mais nous vivons dans un monde féerique : je viens d'apprendre que le téléphone portable ne servait pas qu'à tromper l'ennui quand on est seul, à ce qu'il sonne en plein milieu d'une séance de cinéma ou une représentation de théâtre ; non il y a maintenant mieux, il s'agit grâce à lui de faire du "pare engagement" ! Mais, me direz vous, qu'est ce ? L'expression vient du sociologue Erwin Goffman, cela veut dire "faire semblant de parler même quand on a pas envie de... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 00:01 - - Permalien [#]
jeudi 27 juillet 2006

Il me manque

"Ce qui compte, c'est l'intensité d'une vie ; pas sa durée." (Jacques Brel) -photo provenant de la Fondation Brel, Bruxelles-
Posté par Olivier O à 17:04 - - Permalien [#]
jeudi 27 juillet 2006

"C'est la guerre"

Ce titre simple est celui d'un petit livre de Louis Calaferte, auteur un peu oublié. Il y raconte son enfance pendant la dernière guerre, l'horreur vue par un gamin parisien. Un beau récit avec des yeux d'enfant, avec les mots qu'il faut, triste. La guerre est toujours triste.  Mais ce titre est aussi celui de ce qui se joue là bas, dans ce que l'on appelle le Proche Orient. Sans doute encore trop loin puisque la communauté internationale, comme l'on dit, ne bouge pas beaucoup. Les Libanais, une fois de plus serait t-on tenté de... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 00:01 - - Permalien [#]

mercredi 26 juillet 2006

Capote

Un air de piano léger, aérien mais envoûtant. Des images simples, limpides mais dont on se souvient. Une interprétation toute en nuances, en pudeur mais fascinante. Au bout du chemin un film stupéfiant.  Stupéfiant par sa lenteur et pourtant si rapide dans ce qui se passe. Angoissant par ses silences, ses longues images qui se traînent. Ces aller retour entre le Kansas et New York, ceux entre le sordide des cellules des accusés et la vie mondaine de Capote ; tout cela est oppressant. L'acteur Philip Seymour Hoffman fait mieux que... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 18:00 - - Permalien [#]
mercredi 26 juillet 2006

L'empereur du crime

Qui n'a pas vu les films avec De Funès où on le voit aux prises avec sans doute un des héros les plus connus de la littérature populaire, le célèbre Fantômas ? Les films en question sont des navets, bien sûr, et au moins pour deux raisons : la première c'est qu'ils ne sont pas fidèles à l'histoire originale, la seconde c'est que du point de vue cinématographique ils sont très mal réalisés. Cela dit, je les revois toujours avec plaisir parce que qu'ils sont passés dans la légende de ce que l'on appelle le "nanar", dans cette... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 00:01 - - Permalien [#]
mardi 25 juillet 2006

Necro

J'apprends la mort de l'acteur américain Jack Warden.  J'ai connu ce comédien pour la première fois dans le film époustouflant de Sydney Lumet "12 hommes en colère", il était en l'occurence le septième juré, celui qui veut qu'on en finisse vite parce qu'il a deux places pour un match de base ball. A noter que l'homme était un baroudeur : avant de faire l'acteur il voguait sur le Yang Tsé à bord d'une cannonière ; et profitons pour parler d'un autre comédien qui a débuté en même temps, Lee Marvin, qui lui barouda dans le... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 12:59 - - Permalien [#]
mardi 25 juillet 2006

Hauteurs

"Je suis gris de poussière. Même plaisir que celui qui consiste à patauger en pleine boue, à faire l'amour sur un tas de fumier. Je ne me promène plus comme un corps sans âme ni comme une âme sans corps. Je suis un homme. J'existe." (Michel Leiris, L'Afrique fantôme) Ceux qui partent, ceux qui reviennent. Ceux qui restent. La période est propice aux allées, aux venues. Aux oublis divers et variés, aux pensées qui se disent "on verra bien après". La chaleur écrase tout. Elle englue tout, elle déforme tout. Il est... [Lire la suite]
Posté par Olivier O à 00:01 - - Permalien [#]