Chemins de Poussières

Ne remarquez vous pas que l'on supporte l'insupportable et que l'on accepte l'inacceptable ?

mercredi 26 juillet 2006

L'empereur du crime

Qui n'a pas vu les films avec De Funès où on le voit aux prises avec sans doute un des héros les plus connus de la littérature populaire, le célèbre Fantômas ? Les films en question sont des navets, bien sûr, et au moins pour deux raisons : la première c'est qu'ils ne sont pas fidèles à l'histoire originale, la seconde c'est que du point de vue cinématographique ils sont très mal réalisés. Cela dit, je les revois toujours avec plaisir parce que qu'ils sont passés dans la légende de ce que l'on appelle le "nanar", dans cette... [Lire la suite]
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mardi 25 juillet 2006

Necro

J'apprends la mort de l'acteur américain Jack Warden.  J'ai connu ce comédien pour la première fois dans le film époustouflant de Sydney Lumet "12 hommes en colère", il était en l'occurence le septième juré, celui qui veut qu'on en finisse vite parce qu'il a deux places pour un match de base ball. A noter que l'homme était un baroudeur : avant de faire l'acteur il voguait sur le Yang Tsé à bord d'une cannonière ; et profitons pour parler d'un autre comédien qui a débuté en même temps, Lee Marvin, qui lui barouda dans le... [Lire la suite]
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mardi 25 juillet 2006

Hauteurs

"Je suis gris de poussière. Même plaisir que celui qui consiste à patauger en pleine boue, à faire l'amour sur un tas de fumier. Je ne me promène plus comme un corps sans âme ni comme une âme sans corps. Je suis un homme. J'existe." (Michel Leiris, L'Afrique fantôme) Ceux qui partent, ceux qui reviennent. Ceux qui restent. La période est propice aux allées, aux venues. Aux oublis divers et variés, aux pensées qui se disent "on verra bien après". La chaleur écrase tout. Elle englue tout, elle déforme tout. Il est... [Lire la suite]
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lundi 24 juillet 2006

Le milieu du gué

La chaleur bouillante qui règne actuellement me scie les jambes. Je n'aime pas du tout ces températures étouffantes qui ne riment à rien, surtout en ville. L'été, pourquoi pas. Mais pas à ces doses. Certaines et certains me posaient la question : "Mais en Afrique, il fait très chaud..." Il est vrai, encore que ce ne soit pas le cas partout et en toutes saisons. On verra bien, cela n'est pas de nature à freiner ma passion : la chaleur fait partie de l'Afrique, je fais avec. Les journaux sont, l'été, par tradition remplis... [Lire la suite]
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dimanche 23 juillet 2006

Mon fils

Le 22 juillet mon fils a eu onze ans. Et depuis onze ans il m'est très difficile d'écrire sur mon fils. Sa mère et moi nous nous sommes séparés alors qu'il avait six mois. Je vis à Paris, ils vivent dans le sud de la France. La séparation fut houleuse et a laissé des traces sans doute indélébiles mais que la pommade du temps a atténué. Ecrire sur mon fils est encore une douleur qui me prend aux tripes, écrire ce que je ressens pour mon fils ouvre des plaies sans doute jamais refermées. Cela ne vient pas de lui. Mais de moi. De nous,... [Lire la suite]
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samedi 22 juillet 2006

Gêne

Le musée du Quai Branly, dédié aux Arts Premiers et ouvert tout récemment, connait un engouement sans pareil. Je lisais hier que les files d'attente sont en moyenne de deux heures. Bien sur, j'y poserai les pieds et les yeux : j'attends que le flux de la foule se calme en même temps que les températures. Mais quelque part quelque chose me gêne, et depuis le début. Confusément. Moravia se sentait obscurément une "dette" envers le Continent noir, il l'écrit en filigrane dans ses "Promenades africaines" (publiées chez... [Lire la suite]
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vendredi 21 juillet 2006

Fantômes

  Miles Davis, John Coltrane, Charlie Parker (photos personnelles prises lors d'une soirée jazz au Nouvo Cosmos, Belleville, Paris)
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jeudi 20 juillet 2006

S'approcher

Qu'il est difficile d'aborder sa prochaine ou son prochain. Difficile de l'approcher, de lui parler ; tout le monde se méfie, tout paraît suspect. On dirait qu'il faut certains codes, certains mots ; obligatoirement une raison pour parler à son voisin. L'individualisme fait des ravages. Quand je me permets de m'adresser à certaines personnes pour leur demander l'autorisation de prendre une photo je m'expose à des palabres sans fins, je parais étrange et si par malheur je parle simplement d'art, de sensations, d'une impression que je... [Lire la suite]
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mercredi 19 juillet 2006

Rétro-perspective

Et je me rappelle quand j'étais cet enfant courant dans la campagne du midi de la France. Je me regarde dans ce passé en pointillés, voilé par endroits ; je me revois solitaire. Mon père était alors militaire, souvent muté. Ni mon frère ni aucune de mes deux soeurs ne sont nés au même endroit et ma propre naissance doit tout au hasard, ou presque.  Ce temps me semble si lointain, si proche à la fois ; si étrange. Nous vivions à la campagne, dans un espèce de hameau éloigné de tout car mon père travaillait pour ces messieurs de... [Lire la suite]
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