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Chemins de Poussières
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7 mai 2007

984.Au revoir.

12926098_pLe peuple de France est curieux, déroutant, imprévisible. Après avoir porté le représentant de l'extrême droite au second tour il y a cinq ans, après avoir dit un "non" cinglant au référendum sur la constitution européenne ; ces Francais soucieux de pouvoir d'achat, de dégradations des conditions de travail, des injustices sociales, de garanties pour leur santé et pensant à l'avenir de leurs enfants.... bref de social plutôt que de compétition à outrances, et bien ces mêmes Francais viennent d'élire sans discussion possible (et Sarko pourra, sans s'en priver, se targuer de cette légitimité démocratique) un homme qui représente l'inverse de toutes ces aspirations. Nicolas Sarkozy est très fort, trop fort. Il faut dire qu'il a en face de lui une gauche molle qui a été incapable de se reformater, incapable de faire une vraie politique de gauche. Et tandis que la droite se décomplexait (comme disait le sémillant Jean Francois Copé) la gauche se complexait au point de ne plus prononcer certains mots, comme "classe ouvrière", "travailleurs" et en employant d'autres comme "libéralisme social". Ainsi va la vie, la démocratie. Et maintenant, tout le monde a beau jeu de chercher des coupables, de montrer telle ou tel du doigt ; cercle vicieux perpétuel. Tout cela ne m'interesse guère tant on l'a vu, revu, et encore vu. De la gauche, il n'y a rien à espérer avant longtemps. De la droite, je n'ai jamais rien attendu. Parlons plutôt d'Afrique, de la femme que j'aime, de cette femme qui m'aime. Parlons plutôt de ces projets que nous avons elle et moi, de cet avenir à construire dans l'espérance. Parlons plutôt de toutes ces choses qui sont en moi et en elle. Parlons de tout ce que nous nous apportons, tout ce que l'on espérait plus.

Mais non, je n'en parlerai pas. Pas un mot, pas un détail. Juste un besoin humain d'en dire quelques lignes tellement ca change la vie, le plaisir simple de laisser quelques traces de ce ressenti. Comme des ombres en pointillés, des fumées s'envolant dans un ciel.

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Commentaires
O
Berlioz > Merci pour la bannière, venant de toi j'apprécie. Pour le reste, je sais que nous en partageons l'essentiel, voire la totalité.<br /> <br /> Tempérance > Oui, il nous reste cela. Et cela, Sarko ne l'aura pas.
T
Oh oui, penser à soi, aux amours qui coulent malgré tout, malgré la tristesse de la dureté qui plane dans l'air, penser à la douceur des mots et des instants qui nous sont donnés de partager encore, tant qu'ils sont là, tant qu'ils nous réchauffent à la flamme, tant que le coeur vit.
B
Je n'avais pas vu la nouvelle bannière. Jolie; très jolie même. Quant à ton texte, tu sais que j'en partage l'essentiel.
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